Hier, c’était la 1ère édition de l’Enduro du Bois Vert à Vals les Bains, organisé par le Vivarais ard bike 07.
J’avais participé aux randuros précédentes et j’étais assez convaincu qu’un jour, il y aurait un chrono là-bas… Je me suis donc inscrit à cette course et je crois que j’ai été le dernier inscrit ! Il a fallu 16 minutes pour que les 300 pilotes s’engagent sur cette seconde manche du Trophée du Terreau et je pense que vu la course d’hier, personne n’a regretté l’urgence du truc !
7 spéciales très variées, 1200m de dénivelé, 29km de long et surtout, un grand nombre de bénévoles présents sur le bord des spéciales, au paddock/ravito, un public très nombreux pour une « petite course » d’enduro, et plein de détails bien pensés ! L’organisation avait par exemple préparé une carte téléchargeable pour le public et avait placé des tambours et distribué de trompettes pour mettre l’ambiance dans les fan zones. Dans certaines spéciales, c’était incroyable, en particulier dans la dernière ! Et je ne parle même pas du ravito, par lequel on est passé 2 fois. Parfait !
Je me suis rappelé qu’après les randuros, je m’étais dit que s’il y avait un chrono un jour sur ces spéciales, ce serait quand même chaud sur certaines d’entre-elles vu les cailloux qui jonchent les pistes et l’adhérence parfois très aléatoire… Mais les bénévoles ont fait un gros boulot de préparation pour la course et c’était un régal à rouler !
J’ai passé un peu de temps avec Morgane Charre (toute la dernière liaison) qui disait qu’elle passait vraiment un bon moment, et tout le monde autour avait le même avis.
Enfin une course en Ardèche ! Trop cool !
J’ai fait toute la boucle avec le concepteur de bikes Etienne qui m’a bien aidé moralement parce que j’ai fait une crise d’allergies et j’étais complètement à plat, à renifler et tousser dans les montées… Mais je voulais juste aller au bout et je n’ai pas regretté dans cette spéciale 7 ! Merci à tous ceux qui m’ont encouragé tout le long des spéciales et même en montée.
Pile 2 mois après y être monté, coté nord, en ski de rando, je me suis fait un Ventoux sud en VTT, par Bédoin donc.
2h08 en pédales plates et pneus d’enduro, je ne suis pas trop mécontent même si j’ai déjà fait 10 minutes de mieux !
La route est totalement déneigée jusqu’au sommet coté sud, mais la barrière est toujours baissée au Chalet Reynard. Côté nord par contre, il va falloir attendre avant que la route soit débarrassée de la neige !
Pour descendre, je suis passé par la Cédraie et le circuit est bien propre
Je n’ai pas assez pédalé cet hiver, mais je me remets en forme là ! Le festival de la crampe de dimanche dernier sur la rando de Rochefort du Gard n’a pas eu lieu hier, alors que j’ai doublé un paquet de gars en vélos de route
Je suis allé rouler sur le Bikepark du Bois Vert à Vals les Bains mardi. Ils font un super boulot là-bas. Les spéciales sont variées avec du profil bikepark et des spéciales bien pentues, techniques et qui tapent. C’est chouette !
J’ai mis une story hier soir pour dire que je serai là-bas ce matin et j’ai reçu quelques messages me disant que c’était roulant, me conseillant d’aller à la rando de Saint-Alban Saint Julien en Ardèche (qui est magnifique apparemment). Je suis quand même resté sur ma première idée pour rejoindre quelques copains à Rochefort. Je me suis engagé sur le grand parcours et vu que le dénivelé annoncé était de 1200m pour 60km, j’ai pédalé à fond !
Et bien, elle n’est pas si mal en vrai cette rando, avec pas mal de cailloux, de beaux paysages et quelques beaux passages. Évidemment, les descentes sont courtes…
Mais en roulant à fond, j’ai rendu le truc bien physique vu que ça tournicote sans cesse et surtout, pour moi qui approche les 2m, j’ai bien galéré dans pas mal de chemins sinueux très « bas », à pédaler tige de selle en bas. Et après le 2è passage au ravito, à environ 43km de rando, je me suis choppé une première crise de crampes terribles, et j’en ai eu quelques autres ensuite…
Bilan, je n’ai pas fait les 5 derniers kilomètres, mais j’ai quand même fini avec 60km et 1150m d+. Ceux qui ont fait tout le grand parcours avaient 64km au compteur.
Ça fait du bien d’enfin rouler au soleil, sans vent !
Sympa le ravito à la fin avec la caillette, de très beaux saucissons et fromages de chèvre…
Vendredi après la journée de cours, je rentre et je saute dans le camion déjà chargé la veille… 4h de route plus tard (puisque je préfère traverser par la montagne via Bagnols, Alès, Saint-Hyppolite, Ganges, Saint-Maurice de Navacelles), j’arrive à Millau vers 21h. Je m’installe dans le paddock, je mange ma salade de lentilles/lardons fumés et c’est parti pour une nuit saucissonné dans les duvets par -3°c (sans chauffage).
Samedi matin, réveil difficile à 7h. Pas simple de sortir du plumard dans ce froid ambiant…
Après un petit caca des bois, je monte vite dans la première navette. Cette année, je n’ai pas pu reconnaitre la piste à pieds, ni venir rouler hors course, alors je ne perds pas de temps.
Ça caille en haut avec le vent !
Dans la matinée, je fais 3 descentes de reconnaissances puisque je parviens aussi à prendre une des dernières navettes du Groupe B qui a été un peu décalé vu que ça a crashé sévère en bas de la piste.
Au cours de ces 3 descentes, et surtout pendant l’attente des remontées et des départs, je retrouve la famille de la DH occitane et auvergnate: les anciens qui racontent des conneries (notamment Ivan, Romain), les plus jeunes qui me vouvoient, ceux qui débutent et sont déjà en stress pour leur première course… etc Que c’est bon cette ambiance !
Mais putain, ça caille en haut !
Quand c’est au tour du Groupe A, je jette le Phoenix dans le camion et je passe au micro avec @thibaud_ambianceur Lui c’est le pro, moi, je suis là pour parler des pilotes que je connais, de leurs palmarès, et raconter quelques anecdotes.
Le plateau de pilotes du Groupe A est dément ! Loris Vergier, Myriam Nicole, les frères Alran, Lisa Bouladou, Marine Cabirou, Henri Kiefer, Loïc Martin, Johan Garcin… etc J’ai plein de choses à raconter, sans parler des pilotes régionaux que je connais pas trop mal aussi ! Pendant un arrêt de course je fais une interview de Patrice Afflatet, il est tellement intéressant et encore plus passionné que moi ! Sans parler de son implication…
Je me prends 10 minutes pour manger avant de rattaquer ma 2è séance de recos du Groupe B.
Dans l’après-midi, je fais 5 descentes, donc 8 au total sur la journée. C’est trop cool ! Et alors ce Pivot Cycles Phoenix, quel régal ! Il ne fait pas un bruit ! Je n’ai pas beaucoup roulé en DH avant la course, seulement 2 demi-journées, et je finis encore de régler la fourche Öhlins. Je pense à plein de trucs quand je roule, mes traj’, mes réglages, ce que je dois raconter au micro… etc Quand dans la 3è descente de l’après-midi, j’arrive plein fer sur le roadgap en m’imaginant qu’il s’agit de la table suivante, celle avec le plateau en bois entre les bosses de terres, j’arrive sur l’appel et je ne reconnais pas le saut. Écran bleu…
Je pile mais je vais trop vite, je plonge sur le chemin de 4×4 et me prépare à l’OTB. Je me dis que je vais taper la tête première dans le matelas bleu qui précède la réception. Mais non, la fourche claque et me renvoie vers le haut et en arrière. Je roule sur le matelas et remonte la bosse de réception. Je m’arrête dessus. Quand je me retourne, la signaleuse se tient la tête avec les 2 mains derrière le crâne. Je n’ai rien, je suis sain et sauf. Un putain de sketch ! Je dois être le seul pilote qui est passé ainsi ?!
Petite trace dans le slip…
Ça m’a poussé à bien me concentrer ensuite !
Après ma dernière descente de reco de samedi, je traverse le paddock et tant que je suis chaud, je me cale derrière le camion pour me prendre une douche froide (puisque je n’ai pas d’eau chaude). C’est quand même bon de finir la journée propre, surtout en mode vanlife haha
En fin d’après-midi, la DH Kids est terminée et je retourne au micro avec Thibaud pendant la séance du Groupe A. C’est là qu’on apprend que Maël Denis a tapé un chevreuil en haut de la piste, et qu’il est prêt à aller au congélateur (l’animal hein)
Dans la soirée, apéro avec Gonz DS que je n’avais pas vu depuis un moment puis salade de lentilles/lardons fumés pour enchainer avec le Tchouk dodo double-duvets.
Dimanche matin, changement d’heure, il fait nuit à 7h… L’enfer !
Je monte faire mon unique reco d’échauffement du matin et arrivé en haut, le vent froid est horrible ! L’organisation avance le départ de 2 virages pour éviter une table où les jeunes se crashent.
Je fais ma descente pépouze et arrivé en bas, Thibaud me demande de faire le topo de la piste au micro pour tout le monde.
Mais moi, je dois me presser de remonter parce que je suis parmi les premiers à partir. Je suis un vieux moi hoooo haha
L’attente pour le départ de cette manche est terrible. On se cache derrière une voiture avec les masters, pour tenter de limiter la fraicheur du vent. Je crois que je n’ai jamais pris un départ aussi froid, sauf peut-être sur le glacier de la Mountain Of Hell aux 2 Alpes en 2007 avant le réchauffement climatique ? C’est dire !
Je ne roule pas bien vite dans mon run, et je ne prends pas de risques.
En bas, je passe la ligne et je reviens direct pour prendre le micro. Ce n’est pas facile à gérer pour Thibaud et moi, parce qu’il y a pas mal d’arrêts de courses. Des gens nous demandent ce qu’il se passe mais on n’a pas de radio, on ne sait pas tout, on ne peut pas toujours répondre. Mais en tous cas, quand ça roule, je trouve qu’on se complète bien et quand les meilleurs passent, c’est le feu ! C’est du pur plaisir de commenter une telle épreuve !
En plus, il y a vraiment pas mal de monde et ça répond de temps en temps, avec des applaudissements, des encouragements, ça interagit. C’est cool !
Fin de la première manche, Till et Marine sont devant, j’ai mangé un quignon de pain et une demie-saucisse. Je passe au camion, je bois une demi-bouteille de Coca et je remonte pour mon run final avec Patrice. J’adore passer du temps avec ce type ! Il est toujours positif. Comment fait-il ?
Au sommet, on a de l’attente, il y a un peu de retard, et il y a toujours ce vent froid… Mais c’est la dernière fois que je me le tape ce week-end alors ça va !
Je prends mon départ avec un seul objectif: arriver en bas entier pour pouvoir reprendre le micro !
Run safe, 2s de plus que le matin… N’importe quoi !
Je passe la ligne, je jette le Phoenix dans le camion et je reviens au micro.
Les runs de finale s’enchainent bien. On a très peu d’arrêts de course, mais tellement de retard à cause de ce qui s’est passé le matin. Je commence à être vraiment fatigué, mais il y a de l’adrénaline avec les pilotes qui enchainent les passages, et les temps qui ne cessent de tomber. Myriam fait 2’20 », Marine lui colle 4″ et Lisa passe devant pour 1″… Baaaawww, quelle performance ! Surtout quand on regarde les gars qui roulent dans ces temps !
Et c’est pareil chez les hommes, Till prend le hotseat, puis Loris, puis Henri, et finalement Max perd du temps par rapport au matin. Un sacré dénouement !
GÉ-NI-AL !
Ensuite, vu l’heure, on enchaine vite les podiums avec Thibaud. Il fait ceux de la course, moi je fais les podiums régionaux. C’est la fête !
19h15, la course est enfin finie et je prends la route. Je suis rentré à 23h chez moi… Quel week-end !