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Ardbike Enduro 2021 // Une course sous cortisone

Mon professeur d’EPS m’aurait sûrement mit cette appréciation après ma course:

« Compte-tenu de son état physique et surtout de sa dispense de sport lui interdisant toute pratique d’activité physique, Julien a tenu à participer à la course d’enduro. Néanmoins, sa performance est (encore une fois) minable ! Bravo quand même pour la bonne humeur… C’est déjà ça… Bisous. LOL »

Bon, voila, si vous avez suivi mon avant dernière publication, jeudi soir, coup de chaleur/insolation, fièvre toute la nuit, douleurs dans la nuque, courbatures dans le dos, presque 3kg de moins sur la balance au réveil, 17h de sommeil en 24h et 3 jours de cortisone dose gros bœuf.

Samedi, ça allait mieux mais j’étais clairement incapable de faire la séance de reconnaissances libres. Je n’ai même pas eu le courage de mettre un pneu neuf devant, ni de changer mes plaquettes.

Mais dimanche, j’ai mis le réveil à 5h et je suis monté faire la course avec François. Je m’étais dit que j’abandonnerais si j’avais le moindre souci… Mais je sais aussi que je suis très têtu…7h30, on prend les plaques. 8h10, c’est parti pour la première liaison. J’ai vraiment froid, mais il fait 12° et il y a du vent, donc c’est normal, non ?

En haut de la première petite liaison, c’est la spéciale 1, et je me lance sur une course où on me dit que ce n’est pas hyper-engagé mais très glissant et technique.

Spéciale 1: 20m après le départ, j’appuie sur les pédales dans un coup de cul, le moyeu tourne dans le vide raaaarrararraraa. 30m plus loin, pareil. Puis ça me le fait 4 fois. En plus je n’appuie pas beaucoup, j’ai du yaourt dans les jambes. Alors vu que je ne peux pas appuyer, je saute du bike dès que ça monte et je cours, mais j’ai vraiment pas de jambes. Déjà que je suis une grande limace sur le bike… Je pense déjà à abandonner, surtout à cause du moyeu. Mon ratchet est mort ? Première fois que ça me fait ça ! En plus ça glisse, il y a plein de petites racines en travers, des cailloux de partout sur lesquels la terre humide projetée adhère…

Je remonte avec François et les copains Master 50 (je pars dernier Master 40, je l’ai demandé à l’organisation, donc je me fais fumer par les vieux sur les spéciales).

Spéciale 2: la fin est similaire à la spéciale 1 (je ne suis pas hyper fan de cette fin) mais le haut est technique (avec ses cailloux/pierriers) mais très chouette ! Je n’ai pas trop de soucis si ce n’est que comme dans la 1, il faut lever les yeux, parce que toutes les 10s tu te dis: « wwooaaa, la traj’ que je viens de rater était pas mal » A la fois, j’avais qu’à venir faire les recos !

Mais j’ai toujours les jambes en yaourt, et un physique de poisson pané. Mais mon moyeu fonctionne et je double un gars. Les 3 anciens de derrière me doublent aussi.

On monte (longtemps) avec les master 50 vers le départ de la spéciale 3. C’est fou parce que je ne suis physiquement pas capable de relancer debout, mais une fois le cul sur la selle, je pédale pas mal ! Je regretterais toujours l’absence de classements en liaisons ! LOL

Spéciale 3: apparemment, c’est la plus engagée, la plus pentue, avec une relance de 800m au milieu.Je prends le départ et 80m après, je déraille. La chaine se coince entre le plateau et la manivelle. Je passe 2’30 au moins à mettre la chaine où il faut parce que je vois passer 5 pilotes. je suis dég !

Je remonte sur le vélo et le haut de la spéciale est pentue et en dévers. Ça glisse, c’est chaud mais je reste sur la traj’. J’arrive sur la relance et je la trouve plus courte que ce que j’imaginais. Puis la seconde partie de la spéciale est d’abord au milieu des rochers et des buis et entre les cailloux et l’humidité, je me fait doubler par du monde ! C’est chaud parce que ça glisse trop. Le bas est sympa ! Entre ma spéciale 1 « moyeu fictif et jambes de yaourt » et ma spéciale 3 « bob le bricoleur sur le côté de la piste », je sais que mon résultat va être… marrant !

On remonte par la route avec François et on double plein de riders.

Spéciale 4: et bien c’est la même que la spéciale 1, sauf que ce coup-ci elle a un peu séché, et je me rends compte qu’au 2è passage sur le haut, c’est carrément mieux ! En bas par contre, je galère dans le peu de largeur et les marches.

Et je crois que je commence à avoir la forme qui revient !Il reste encore une liaison. Je laisse le facteur triple-poumons partir devant et je discute un moment avec Manu Abate avant d’appuyer un peu plus.

Spéciale 5: et bien c’est le haut de la spéciale 3 et une fin différente et plus courte pour rejoindre l’arrivée. Et comme dans la 3, 80m après le départ, je dérailleur au même endroit. Incroyable ! Mais là je répare vite !

C’est une belle spéciale et je passe l’arrivée pour un total de 38km et 1650m de d+.

Cet Ardbike Enduro, c’est une chouette course régionale ! Les liaisons sont faciles et je n’ai pas l’impression, ce soir, d’avoir fait tant de dénivelé.

Par contre, il faut la reconnaitre, parce que le profil « drômo-vercoresque » du terrain est vraiment technique. Ces cailloux qui sortent comme des champignons, c’est l’enfer ! Je crois qu’on peut saluer la bonne organisation de cette course et les ravitos bien achalandés ! (Avoue, t’as appris un mot là ?!)

(Dommage que le prestataire chrono a un peu mis le bazar dans l’annonce des résultats/podiums qui ont tardé à tomber… Mais bon, quand il n’y a pas de liaison wi-fi… C’est CHO)

Je termine 99è sur 153 inscrits, mais seulement 103 qui ont fait tout le tour. Franchement, je m’en cogne ! C’était tellement cool de se retrouver enfin sur une course après ces foutus confinements, d’être dans les bois avec tout le monde, de rigoler… C’est la vie quoi !

J’en étais tellement impatient que j’ai préparé mes affaires dès jeudi soir et en passant trop de temps dans mon atelier où il faisait 50°c, je me suis mis en surchauffe. Le con !

Bravo à François pour sa première course et victoire dans la catégorie Master Cinqtrente Ans (c’est ça ?) et merci de m’avoir évité de conduire.

J’ai fait un casque pour Patrice // Scott DH Factory

Dès que j’ai terminé la peinture de mon casque de DH, et surtout vu le résultat très satisfaisant pour un travail réalisé à la bombe, j’étais déjà impatient d’en refaire un autre !
Je me suis dit que ce serait cool de faire plaisir à Patrice Afflatet, le manager du Team Scott DH Factory, et mon ami depuis 10 ans maintenant ! Ce gars rend tant de services…

Et puis il faut l’avouer, si je ratais la peinture, le casque qu’il me fournirait ne lui aurait pas manqué puisqu’il peut en avoir via l’un des sponsors de son équipe: Bluegrass.
Voila donc en images les différentes étapes de la peinture de ce Legit Carbon qui avait déjà fait son temps !
Et comme je ne suis ni un peintre professionnel, ni un designer reconnu, je décidais de partir sur les couleurs du camion de l’équipe, c’est à dire un fond noir, une ou plusieurs lignes blanches et une bande bleue. Ce sont aussi les couleurs des Scott Gambler/Ransom de l’équipe que j’utiliserai pour la visière..
Mais pour faire un peu « compliqué » que sur mon casque, je décidais d’essayer de récupérer des stickers qui me serviraient de pochoir pour habiller l’ensemble, notamment le logo de l’équipe, visible sur le camion.

Le casque avant que je « l’attaque » (la visière était neuve):

J’ai passé beaucoup de temps à le poncer à la main (au 180 et au 400) car le vernis était très épais:

Puis je l’ai apprêté:

Puis je l’ai poncé au 400 et au 1000 à l’eau:

Avant d’y passer une couche de blanc brillant qui servira pour les lignes et logos blancs:

Malheureusement, je me rends déjà bien compte qu’appliquer une couleur brillante en bombe, c’est très compliqué. Je me retrouve plus avec une couleur satinée. La surface n’est pas lisse.

Pas grave, je continue le projet et je masque le casque avec le fine-line et les autocollants/pochoirs avant la couche de noir:

Puis j’applique la couche de noir brillant… Qui, comme le blanc brillant, ressort avec un aspect granuleux:

Enfin, il me reste à faire la bande bleue, que j’aurais sûrement dû faire sur le blanc, avant le noir vu qu’il vaut mieux aller du plus clair au plus foncé dans la superposition des couleurs:

J’enlève les maques/pochoirs/fine-line et avant les 3 couches de vernis…

Mais c’est l’enfer: le fine-line se décolle parfaitement mais les autocollants/pochoirs laissent de la colle sur la surface, et les débris de peinture noir (sur les masques) viennent se coller dessus.

Je me demande comment faire pour virer cette colle sans utiliser du white-spirit ou de l’acétone (qui me défoncerait la peinture), et je trouve, sur le net, un gars qui a eu un problème similaire et qui a réussi a tout nettoyer avec… De l’huile de cuisine, en frottant sans appuyer. Et ça marche ! Un bon coup de dégraissant, et je sors les bombes de vernis.

Et ce que je craignais se produit: le vernis est irrégulier à cause de l’effet « peau d’orange » de la peinture. Éloy me dit: « on dirait qu’il a plu sur le casque »… Je suis vert… Mais après 4-5h de poli-lustrage (au 1000 puis au polish), j’arrive à un résultat convenable. Ce n’est pas parfait en terme de brillance/lissage, mais je suis sauvé !

Je n’ai pas fait de photos du travail sur la visière mais c’est sur elle que j’ai vraiment galéré ! Car j’ai superposé les couleurs dans le sens blanc -> bleu -> noir, sauf que je me suis rendu compte que le bleu n’était pas compatible avec le blanc. Dès que j’appliquais la peinture, la bande bleue formait des écailles. Un truc à me rendre fou. J’ai aussi eu un problème de vernis sur la bande bleue, mais je demande si cela ne venait pas du fait que je ne dégraissais pas bien la surface avant l’application du vernis…

Au final, j’y ai passé du temps, mais très très peu d’argent ! Maximum 30€ vu qu’il me restait du papier-ponce, la fine-line et que j’avais déjà le vernis.

Voila ce que ça donne (devant le camion de l’équipe, et le vélo de Marine Cabirou… Cherche pas les pièces « proto », c’est trop flou héhé):

Pat est en ce moment-même en train de charger le camion pour la première manche de la Coupe du Monde à Leogang dans 2 semaines. Je lui souhaite autant de succès que l’an passé, voire plus !!!

De mon côté, c’est la première et la dernière fois que je tentais une peinture brillante en bombe… Je resterai sur du mat ! Hahaha

La Journée Parfaite Au Bikepark Station Ventoux Sud

Même si le vent soufflait fort dans la vallée du Rhône, on est allé au Bikepark du Ventoux avec Elliot, Josselin, Maxime et Alexandre.

Il y a peu, la ré-ouverture du Station Ventoux Sud Bikepark a été annoncée et chaque fois que je suis monté là-haut, je me suis toujours amusé, que ce soit à la demi-journée (c’est bien suffisant) ou même à la journée. Et puis c’est quand même bien cool de disposer d’une remontée mécanique ! Arrivés là-bas quasiment pour l’ouverture (10h00) après une montée où on se serait cru au milieu d’une épreuve cyclotouriste (un monde !), je prends mon forfait, je regarde le vendeur (bénévole) et… Sa tête me dit quelque chose ! Mais oui, c’est bien lui ! C’est un des deux chasseurs que j’avais croisé dans la forêt au dessus de Bédoin, en septembre dernier, alors que je me faisais mon double Ventoux en VTT (pour préparer l’Epic Enduro). Ils m’avaient arrêtés alors que je descendais en enduro, et qu’ils s’étaient posés pépouze à boire des Bud la veille de l’ouverture de la chasse. J’avais bu une Bud avec eux ! Et bien voila que l’un d’entre-eux est responsable (bénévole) du bikepark/téléski avec d’autres potes à lui, dont beaucoup de chasseurs ! Et oui, le bikepark du Ventoux est désormais tenu par plusieurs chasseurs et… On en voudrait plus des comme ça ! Excellent !

Au-delà des personnes, on se rend compte dès la première descente que les pistes bleue et rouge ont été reshappées, elles sont propres, avec de la terre/gravette fraiche, et même des nouveaux modules sur la rouge, notamment une quadruple en haut, des appuis encore plus relevés, une fin réaménagée… Génial !

De 10h15 à midi, on fait 9 rotations, puis après-manger, on enchaine 16 rotations jusqu’à ce qu’on s’arrête, même pas à la fermeture (17h00). Et oui, 25 rotations pour 14€, ça biche ! Enfin, il ne faut pas trop le dire, « ça biche », avec tous ces chasseurs ! LOL

Si dans la matinée on s’est un peu caillé avec 4°c et un léger vent, dans l’après-midi, plus de vent, le soleil qui sort, et plein de copains qui débarquent: Jey Maréchal, Gaëtan, Maé… Il y a du monde mais jamais on ne fait la queue au téléski. Et puis ça roule vraiment fort ! Un rider lâche un gros backflip sur la nouvelle table du bas de la rouge, Elliot envoie des one foot de l’ancien temps sur la grosse double du départ, Maxime tord son VTT en whip, Gaëtan lâche un joli suicide, Josselin « fronte » au départ du téléski (MDR), puis Elliot fonce dans les buissons, puis il se couche en prenant trop d’angle… Heureusement qu’avec Alexandre on est plus prudents ! LOL

Julien et Thomas Chaudeyrac Photographie arrivent à leur tour et Thomas m’offre un poster de moi à Laudun (surprise totale). Je vais pouvoir me masturber comme jamais ! LOL

La bonne nouvelle, c’est qu’avec lui, on va repartir avec de belles images.

Les photos de Thomas:

En fin d’après-midi, on se termine par un run de 15-20 minutes de descente-enduro jusqu’au dessus de Bédoin. J’avais laissé mon Berlingo de Chasseur en bas pour faire cette rotation de conclusion.

Quelle journée !

Ça c’est la vie !

Une belle rando dans le Diois

On peut enfin partir rouler un peu plus loin, alors on ne s’en prive pas. Et comme d’habitude, c’est en improvisant une sortie que tu fais… tes meilleures sorties (c’est comme pour les cuites. Celles que tu prévois à l’avance avec les copains, elles sont toujours « moyennes ». Par contre, quand elles arrivent par surprise, tu t’en rappelles longtemps après !
Donc hier soir, à 21h30, après 2h de discussions avec Antoine, d’hésitations rando-enduro-DH, dans le coin, plus loin… On décide de partir dans le Diois (Sud du Vercors, côté Drôme), plus précisément à Mensac, un hameau juste à côté de Chatillon en Diois (pas très loin de la frontière avec l’Isère). J’ai franchement besoin de me secouer la tête depuis quelques semaines (#oreilleinterne) et de pédaler, longtemps !
A 22h, le facteur François répond et il sera de la partie… Merde, je vais en chier !
Ce matin à 8h30 ils passent me prendre et après presque 2h de route, nous voila sur le circuit trouvé sur le net, il y a quelques temps, par Antoine. Les commentaires sont élogieux… On va voir !
Pour la faire courte, on a fait 5 montées et 5 descentes pour un total de plus de 2200m de d+ et 50km. On a très peu roulé sur la route (juste de Menée aux Monnières) et on s’est vraiment régalés sur les descentes du circuit. J’avoue que j’ai eu du mal dans certaines épingles, et j’ai souvent pensé à Bouba parce qu’on roulait au bord du ravin, sur des chemins en balcon, assez souvent ! Mais on a descendu de sacré dénivelé avec des chemins super flowy, à l’odeur de terre et de feuilles en décomposition… Et quel décor encore une fois ! C’est très abrupt, les falaises sont impressionnantes ! Tout autour de toi, c’est Diois-ci, Diois là (Si tu fais le Ramadan, tu comprends que c’est de l’humour ? )
Les derniers 150m de d+ ont été très durs ! Pourtant ce n’était presque pas incliné. Démolition des jambes ! (Et le Facteur aurait pu faire une autre boucle !)
Allez hop, voila le lien GPX, dans cet article de ce très bon blogueur !
Merci Antoine pour l’idée et le guidage GPS !

La crête

Les petits sommets des Baronnies permettent de vite prendre de l’altitude et de s’évader loin de tout… Et cette crête ! L’endroit pousse plus à s’arrêter contempler que rouler les yeux rivés sur le chemin.