J’ai testé la nouvelle Öhlins RXF36 m.2 Trail Air et le TTX Air

Le 19 juin en fin d’après-midi, alors que le matin même je venais de commander le nouvel amortisseur TTX Air chez X1 Racing Suspension, je reçois un message direct de chez Öhlins Racing: « Quels modèles / dimensions d’amortisseurs / fourche utilises-tu sur ton enduro ? On cherche un testeur de matos pour le TTX Air et la nouvelle fourche Trail M2 »
… What ? Ils se sont trompés de Julien ou quoi ?

9 août, de retour d’Écosse, je reçois la nouvelle fourche Öhlins RXF36 m.2 Trail version air en 29′ et 170mm de débattement (44mm d’offset) pour quelques mois de tests. C’est parfait parce que je roule depuis quelques jours avec mon nouvel amortisseur TTX Air sur mon Pivot Cycles Firebird 29’… Je crois que là, je tiens le combo deluxe ! Il parait même que cette RXF36 m.2 Trail est la première en France. Même X1 Racing n’a pas encore été livré… C’est dingue !
Je vire ma Fox 36 Grip 2 Factory 29′ 170mm (44mm d’offset) qui est une référence (quand même !) et c’est parti pour quelques heures/rides de tests… Punaise, faut que je m’y colle sérieusement là ! Je n’ai jamais trop réfléchi à mes sensations et j’ai surtout fait confiance aux manuels jusque là.
Avant tout, je dois dire une chose: je suis un rider très régulier, environ 2-3 sorties par semaines, en rando, en enduro, mais j’ai aussi un vélo de DH (un Pivot Cycles Phoenix) donc je ne roule pas en bikepark avec mon enduro, sauf si je dois monter à la pédale. Très grand, 1,96m, je pèse 96kg et je roule sans prendre de risques. Je ne suis pas un grand champion… Enfin si, mais que par la taille !
Prise en main…



L’amortisseur, le mien (!), je l’ai donc eu peu de temps avant la fourche et en termes de sensations, j’ai tout de suite trouvé le TTX Air largement plus sensible et vivant que le Fox Float X2 performance (d’origine) pour un SAG équivalent (19mm et donc 230psi dans le TTX Air pour mes 96kg à « oilpé » donc un bon 100kg équipé !). C’était assez surprenant que je ressente ça et ça se rapproche vraiment des sensations du modèle à ressort TTX22 que j’avais eu l’occasion de rouler pendant 3 jours sur la Mountain Of Hell 2019 (304è) en attendant le Air.


D’ailleurs, à peine on appuie sur la selle avec les doigts, et la suspension réagit…. Avec le Fox, naaaan !
Bon, peut-être que j’avais mal réglé le Fox aussi ?… Mais là, l’efficience du TTX Air, sans trop le régler, je l’ai vite ressentie !
Les réglages sont assez faciles et efficaces. Quand tu fais 1 clic, tu sens la différence, pas besoin de faire 15 tours de molette !
Il y a 3 positions pour les haute-vitesses (levier), 10 pour les basses vitesses et 12 pour ajuster le rebond (à régler avec une petite clé hex).
La position 3 appelée « P » pour les haute-vitesses n’est pas un blocage mais permet de monter avec pas mal de motricité et ça marche bien !
Au début, je n’ai roulé qu’en position 2 en descente (la position 1 est là pour les pistes hyper-accidentées et rapides, les gros pierriers à prendre à fond… pas comme moi ! Mais je roulerai plus tard avec ce réglage – voir la suite -)


Concernant la fourche à sa réception, quelques jours après l’amortisseur… J’avais trouvé les réglages de l’amortisseur et leur efficience très convaincants, et vu que c’est la même technologie pour la fourche, j’étais confiant !
La fourche fait 2150g mais je n’avais pas encore coupé le pivot (ma Fox 36 fait 75g de moins, mais avec le pivot coupé)


La cartouche hydraulique fermée est une TTX18 (TT pour Twin Tube, bitubes), dérivée de la fourche de DH qui fait le succès de pas mal de pilotes ces derniers temps… Loïc Bruni bien-sûr, mais je suis le premier à me demander s’il roule sur des pièces « classiques », mais je peux vous assurer que Dylan Levesque (vainqueur de la Coupe de France de DH 2019), Julien Piccolo (3è de la Coupe de France) et Mattéo Iniguez (vainqueur de la Coupe du Monde de DH Junior à Vallnord) roulent bien avec cette cartouche ! Des propos vérifiés de mes propres yeux !
Pour les réglages, j’ai compté !
18 clics pour la détente, 16 pour les compressions basse-vitesses et 3 clics pour les compressions haute-vitesses jusqu’à la position « P » (pédalage), comme pour l’amortisseur, sauf que là, c’est un blocage.
Au début, j’avais juste gonflé la chambre principale (dessus) et le Ramp-Up (dessous) qui gère la fin de course selon les préconisations constructeur pour mon gabarit. 

On en avait convenu avec Öhlins pour ce test: il était prévu qu’au bout de 50h je renvoie les suspensions chez X1 Racing Suspension pour faire un retour de données, que je leur donne mon avis, et pour pratiquer un entretien/une lubrification classique. 

Après 50h de rides en tous genres, détaillés en dessous, voila la copie de la lettre que j’ai posté chez Öhlins Racing et X1 Racing Suspension, en même temps que les suspensions, le lendemain de l’Enduro Pilatrack 2019 où j’ai terminé 160è sur presque 300 participants.


« Salut la team X1 Racing,

Je viens de vous poster mes suspensions Öhlins TTX Air et RXF36 m.2 Trail Air.
Cela fait plus de 50h que je les roule et je viens de finir par l’enduro Pilatrack au dessus de Saint-Chamond, dans des conditions mixtes, terre collante en hauteur et poussière/terre en décomposition dans la forêt.
Depuis le 12 août, j’ai noté toutes mes sorties (j’ai légèrement minimisé certains temps de sorties notamment quand je montais sur la route, sans faire travailler les suspensions):

  • 12 août: 1h Singles secs en montagne (Valloire-Savoie) Rando-enduro
  • 13 août: 3h Singles secs en montagne (Valloire-Savoie) Rando-enduro
  • 14 août: 4h Singles secs en montagne (Valloire-Savoie) Rando-enduro
  • 15 août: 1h Singles secs en montagne (Valloire-Savoie) Rando-enduro
  • 16 août: 2h Singles secs en montagne (Valloire-Savoie) Rando-enduro
  • 17 août: 5h Singles secs en montagne (Valloire-Savoie) Rando-enduro
  • 19 août: 2h Singles secs en montagne (Valloire-Savoie) Rando-enduro
  • 25 août: 3h Singles secs cailloux-racines (Séguret-Vaucluse) Rando
  • 26 août: 2h Singles sablonneux cailloux (Clansayes-Drôme) Rando
  • 28 août: 2h DH + montées sur la route (Nyons-Drôme) DH
  • 29 août: 4h Rando dans les cailloux – Montée de La Lance (Drôme) Rando
  • 1 septembre: 4h Rando de Saillans – Single Poussière (Drôme) Rando-enduro
  • 4 septembre: 1h Rando au Barry (Drôme-Vaucluse) Single Poussière Rando
  • 8 septembre: 1h DH + montées sur la route (Nyons-Drôme) DH
  • 11 septembre: 2h Rando au Barry (Drôme-Vaucluse) Single Poussière Rando
  • 15 septembre: 3h Rando de Bagnols sur Cèze (Gard) Single Cailloux rando
  • 22 septembre: 2h Rando au Barry (Drôme-Vaucluse) Single Poussière rando
  • 29 septembre: 3h DH + montées sur la route (Nyons-Drôme) DH
  • 1 octobre: 3h Singles sablonneux cailloux (Clansayes-Drôme) Rando
  • 5 octobre: 4h Reconnaissances Enduro Pilatrack (Doizieux-Loire) Sous-bois en décomposition, conditions sèches Enduro
  • 6 octobre: 4h Enduro Pilatrack (Doizieux-Loire) Sous-bois en décomposition, conditions humides et sèches Enduro

Sur les 56h d’utilisation, je n’ai donc roulé que 4h dans des conditions humides, et encore, c’était juste au départ des spéciales hier, puisqu’une fois dans les bois, la terre était sèche. Par contre, j’ai souvent roulé dans la poussière, que ce soit à Valloire (Savoie) ou chez moi en Drôme-Vaucluse.
Depuis que j’ai monté les suspensions sur mon Firebird, je suis parti des préconisations constructeur pour les pressions d’air. Mais dans le temps, j’ai bien baissé ces pressions parce que je ne prenais pas le débattement dans sa totalité, ni devant, ni derrière.

  • Sur l’amortisseur, pour avoir un SAG de 19mm conseillé (pour une course de 65mm), j’ai dû gonfler à 230psi et aujourd’hui, à 210psi, je prends enfin tout le débattement, pour un SAG de 20-21mm. Je roule avec la molette de détente à 6 clics et les compressions basses vitesses à 5 clics (au milieu… Je ne me « mouille pas »). Pour la détente, c’est un réglage en fonction de mes sensations, mais pour les compressions basse-vitesses, je ne ressens pas trop le truc. Pour la compression haute-vitesse, j’ai principalement roulé en position 2 mais de temps en temps, j’ai testé la 1 (bien ouverte) dans les parties rocailleuses et j’aime bien ! Et ce que j’adore totalement, c’est la position 3 (P) qui est super efficace en montée. Je passe des zones techniques (habituelles) à chaque fois depuis que j’ai cet amortisseur ! Avant, c’était une fois sur 5. C’est assez incroyable cette position P !
  • Pour la fourche, je suis parti là aussi des préconisations Öhlins pour les pressions, sachant que je pèse 96kg à poils, et que c’est 125psi dans la chambre principale et 205psi dans le Ramp-Up. Là, clairement, je ne prenais pas tout le débattement ! J’en étais loin. Du coup, j’ai d’abord diminué la pression dans la chambre principale pour garder de la marge avec le Ramp-Up qui gère la fin de course (pour ne pas claquer). Puis j’ai fini par enlever aussi un peu de pression dans le Ramp-Up. Maintenant, je prends tout le débattement, sans que ça plonge au freinage, avec des pressions plutôt conseillées pour des pilotes 10kg plus légers que moi, soit 115psi dans la chambre principale et 190psi dans le Ramp-Up.
    Pour le réglage de compression haute-vitesses (3 possibilités), j’ai surtout utilisé le réglage intermédiaire, et de temps en temps, le réglage le plus ouvert. Je n’ai jamais utilisé le blocage (4è possibilité) dans les montées. Pour les compressions basse-vitesses et la détente, je suis au milieu (des 16 clics) pour les BV et à 10 clics (sur 18 en partant de tout fermé) pour la détente.

Que ce soit l’amortisseur ou la fourche, je trouve ces 2 produits ultra-sensibles et avec mon niveau de poireau, tout en ne « bouffant » pas trop de débattement dans les freinages. Je trouve ces suspensions hyper-confortables ! J’ai moins mal aux mains, je « tiens » le guidon plus longtemps ! Je suis plus à l’aise qu’avec mes suspensions Fox. Le gain de sensibilité est criant !
Je regrette un truc d’ordre matériel, c’est l’absence de serrage rapide sur la fourche… Ce serait quand même confortable plutôt que de devoir sortir la clé 6 pans à chaque fois. Et puis par 2 ou 3 fois, l’axe de la roue avant s’est desserré légèrement. J’ai pourtant mis du frein-filet sur le pas de vis de l’axe mais non, ça peut se desserrer. Je serre pourtant la vis de blocage (celle qui tient l’axe à la perpendiculaire) au couple, mais non, ça peut se dévisser légèrement.
Voila ce que je peux dire sur mes suspensions Öhlins TTX Air et RXF36 m.2 Trail Air. J’espère que ces données vous seront un peu utiles ?


Ciao

Julien « Tchouk »



Depuis l’enduro Pilatrack et surtout depuis ma rentrée scolaire (je suis prof’), j’ai beaucoup moins roulé qu’en août, surtout qu’on s’est ramassé beaucoup de pluie dans le coin, mais j’ai quand même participé à:

  • 27 octobre: 4h30 Rando du Lez à Bollène (Vaucluse) 55km 1200m d+ Single Sable Rando
  • 3 novembre: 4h Randuro de La Grand Combe (Gard) 32km 1400m d+ Single Sable Boue Cailloux Enduro
  • 6 novembre: 2h30 AS VTT à Saint-Paul Trois Châteaux (Drôme) 17km 300 d+ Single Sable Rando
  • 10 novembre: 3h Rando au Barry (Drôme-Vaucluse) Single Sable Rando
  • 11 novembre: 3h Rando au Barry (Drôme-Vaucluse) Single Sable Rando

Sur ces quelques rides, j’ai pu vérifier que le passage chez X1 Racing Suspension a permis de faire évoluer le comportement de la fourche et de l’amortisseur. Certes, une lubrification complète a été effectuée, avec un renouvellement des joints SKF, mais 2 choses ont été faites en fonction de mes sensations, en réponse à la lettre d’au dessus:

  • Julien Piccolo (qui s’occupe des amortisseurs) a supprimé 2 tokens sur les 3 qu’il avait mit au préalable dans l’amortisseur (je ne le savais pas) lorsque je l’ai acheté (puisqu’il connait mon gabarit). Il n’en reste donc qu’un seul dedans actuellement.
  • Alexandre Zenner (qui s’occupe des fourches) a supprimé la butée hydraulique pour rendre la fourche moins progressive et durcir la fin de course.

De fait, j’ai pu remettre un peu de pression dans l’amortisseur pour me rapprocher des préconisations constructeur, réduire le SAG (pour revenir vers 19mm), et j’ai pu remettre un peu de pression dans le Ramp Up sur la fourche, puisque la fin de course est désormais plus ouverte. Je prends maintenant tout le débattement avec des pressions légèrement supérieures à ce que j’avais déterminé au bout de 50h, donnant encore plus de marge sur les compressions de mi-course. Pour autant, dans les freinages, la fourche ne plonge vraiment pas.
Franchement, c’est assez intéressant de se pencher un peu sur ses sensations pour régler ses suspensions. Mais ce n’est pas si simple, notamment quand il faut régler les compressions basse-vitesses. Je reste très neutre à ce sujet (dans mes choix de réglages). Je sais bien que les compressions basse-vitesses et les compressions haute-vitesses sont relatives au fait de passer sur un dos d’âne ou à se prendre un trottoir à fond, mais sur un single au profil varié, difficile de faire un réglage fin (pour moi).
Mais une chose est sûre: je ne vais pas plus vite avec ces suspensions Öhlins  qu’avec mes anciennes suspensions Fox.

Mais…

J’avoue que je suis conquis par ces nouvelles suspensions Öhlins parce qu’au bout de 50h (jusqu’au service), elles ne font pas un bruit, elles sont fiables, elles sont faciles à régler, et surtout, elles donnent un sensation de grip et de confort largement supérieur par rapport aux produits d’origine… Et cela me sécurise beaucoup ! Je n’avais jamais autant ressenti le terrain !
Peut-être que certains bons pilotes trouveront qu’ils vont plus vite avec ces produits, mais pour mon niveau, et vu mon expertise dans le domaine des suspensions et mon pilotage, c’est surtout cette sensation d’adaptabilité au terrain, de lecture, et de tolérance que je retiendrais !

Une rando en ski sur le Mont Ventoux un 16 novembre !

Pas une fois j’ai pu monter le Mont Ventoux en ski de rando l’hiver dernier ! Alors là, après le méga coup de pluie de jeudi (ici dans la Vallée du Rhône) et la baisse des températures, j’avais les yeux rivés sur le mont chauve qui s’est évidemment couvert d’un beau manteau blanc…
Hier, alors que j’étais au boulot, les copains vauclusiens sont montés là-haut… Ça passe !
Alors aujourd’hui, il ne fallait pas rater le coche ! Surtout que les températures sont restées froides.
Hier soir, on décide d’y aller avec Romain et puis Guillaume m’avait demandé de le prévenir le jour où j’irais… On en parle à 21h… Banco !
8h00 à Vaison La Romaine, on monte au Mont Serein avec le gros 4×4 SUV pollueur de Guillaume (#actualités)… Enfin, toujours moins pollueur que mon Berlingo de chasseur qui aurait fait du 25L/100km de mazout sur les 3/4 de la montée #LOL


9h00, on attaque la montée en peaux pendant que les téléskis de la Station Mont Serein (1386m) ouvrent. Un 16 novembre, c’est incroyable ! #Inattendu


On est samedi et il y a pas mal de randonneurs. Entre ces conditions exceptionnelles et « la mode ski de rando » (semblable à la « mode trail » qui explose aussi), on a l’impression d’être sur l’Anapurna Vauclusien (mais avec des brêles dans mon genre) . On aperçoit même des randonneurs qui checkent leurs ARVA alors qu’ils montent sur la route #LOL #JamaisAssezPrudents


En haut de la Combe Loubatière, on monte dans la partie la plus raide et on fait plein de conversions. D’habitude je passe de l’autre côté de la combe et j’en fais 3-4… Mais là non, on en a fait 10-12 et… On galère parce qu’on est des billes ! #MDR On perd du temps mais ce n’est pas grave parce qu’on ne fait pas la course et c’est énorme d’être là ! En plus il fait beau, il n’y a pas de vent, il ne fait pas si froid et la neige est douce ! #OnSeRégale


Sur la crête, le vent froid est là et ça pique le nez ! #MorveQuiCoule
On longe la Chapelle Sainte-Croix et on débarque au sommet (1909m), au milieu de quelques autres randonneurs qui se protègent du vent du sud (pas habituel).


On fait quelques photos, on vire les peaux et on descend vers le Col des Tempêtes, côté sud, pour descendre dans la Combe Fiole. La neige couvre presque tout en haut mais il y a une très petite épaisseur vu que le vent balaie tout en permanence là-haut, et avant de rentrer dans la combe, ratattatatatarrrrrr… Ça touche de partout, j’ai l’impression de passer sur des ouvre-boites et je ne veux pas regarder sous mes skis. Les copains s’en sortent mieux, mais il ne pèsent pas 96kg… #Enfoncement


On descend dans la combe jusqu’au Jas des Pélerins (1517m) et dans le fond, ça ne touche plus. Goula fait des « virages cartes postales », Guillaume soude, et moi je skie avec beaucoup de retenue, jambe écartées pour espérer ne pas achever mes semelles que je regarde en bas… J’en suis malade… #Découpées#Tranchées

On « repeaute » puis on suit un gars qui remonte par le GR4, dans la forêt, en direction du sommet. C’est magnifique ! La montée dans les arbres est démente !


On repasse au sommet, on « dépeaute » encore, sans trainer vu le vent, puis on descend côté sud. On passe sur la route en haut pour éviter les cailloux sur la crête et on vire à droite sous le sommet, dans la pente, pour rejoindre la Combe Loubatière. La neige est épaisse et légère au milieu des conifères. Ces quelques « virages peufés » valaient bien quelques trous dans mes semelles. Un régal ! #Folie


On coupe à gauche, dans les arbres, puis on retourne à notre point de départ. Il est un peu plus de midi, quelle matinée ! Ce Mont Ventoux, c’est le paradis, quel que soit l’outil utilisé pour l’explorer, quelle que soit la saison !
(Quand on est parti du Mont Serein, c’était blindé !)

Le 4è Randuro Grand Combien

Hop, aujourd’hui c’était la Randuro de La Grand Combe (30).
il fallait se lever tôt, très tôt (5h45) pour être là-bas à 8h00. Et quand tu ouvres les volets et qu’il fait nuit noire et que des seaux d’eau s’abattent sur la maison, le moral n’est pas au beau fixe ! Mais on a dit qu’on irait avec les copains, en mode « challenge » !
Finalement, arrivés là-bas, il ne pleut plus.


On croise les doigts, on espère, les nuages se rassemblent au dessus de nous et… On se prend une grosse drache sur toute la (courte) spéciale 1 puis la liaison 2. Dur !
Puis le vent se lève et il s’arrête de pleuvoir. La spéciale 2 est un genre de ruisseau où les pescadous auraient envie de pécher à la main, sous les cailloux LOL
Après la longue liaison vers la spéciale 3, on se régale ! Qu’elle est bonne celle-là, à serpenter sur les graviers miniers. Elle est fluide et fun ! Top ! En plus ça accroche, même dans ces conditions !


On repart pour une longue liaison vers la spéciale 4. On est trempés mais on a le moral finalement. Même les rafales de vent ne nous stoppent pas ! On passe au ravito de Chlchi où il n’y a pas grand monde (Simon Andre). On se pèle dans le vent… Puis on enquille la spéciale 4 où on se rend bien compte que le grip est vraiment bon dans ces conditions humides. Il y a de la technique, ça envoie !
On se dirige vers la spéciale 5 en passant au ravito où on croise un peu plus de people, mais on se barre vite car les rafales de vent se font de plus en plus fortes ! On croise les Faure (Olivier et Enzo) en montant vers la spéciale 5 et là aussi la liaison est longue. On connait le départ, on connait l’arrivée, mais les locaux ont super bien bossé dans la partie centrale de cette spéciale. On s’éclate bien !


On remonte vers la spéciale 6 et on la découvre. Elle est toute nouvelle et courte… Et engagée par endroit. Cailloux, dalles, pente. Sur le bas, dans un virage, je lâche le vélo et je reste accroché à un arbre. #Sauvetage
Spéciale 7, on la connait en partie et Romain se prend quand même un arbre, poussé par Jocelyn et Benjamin… P’tain, ils avionnent, et m’attendent en bas des spéciales. C’est chouette ces tracés qui disposent de pumptracks naturelles.


Dernière liaison, on tient le bon bout. La spéciale 8 part du sommet de la piste de DH mais emprunte un tracé d’enduro avec de très jolies nouveautés ! Il y a eu du boulot ! Elle est très longues et les copains m’attendent.
Fin de la randuro. On est complètement crottés, le calbute semblable à celui d’un vegan qui aurait la diarrhée… Mais on a le sourire ! 1400m de D+ pour 38km (pas sûr pour la distance ?)


Dommage pour la météo, mais il y a quand même eu 180 courageux m’a dit Robert.
On a fini la sortie avec une phrase du grand sage Jocelyn: « chaque fois qu’on vient rouler à La Grand Combe, on passe du bon temps »
A méditer… (Surtout vu la météo !)

Mohawk’s Cycles 3.0

Les amis et surtout le distributeur français Mohawk’s Cycles viennent encore de déménager (page facebook / catalogue).


Après la visite de leurs premiers locaux en 2015, puis celle de 2017, c’est désormais de l’autre côté de la rue que les indiens se sont installés pour disposer d’un espace de travail plus vaste et largement adapté à leur activité… Pour combien de temps ?


L’entreprise évolue toujours très vite et et je vous propose de vous poser quelques instants devant l’écran pour en voir les contours actuels.
Visite guidée avec Alexandre Cauchy, le chef de la tribu…


(Attention, dans la vidéo il manque Clément Harranger, monteur de roues et préparateur de commandes, en congés au moment du tournage)


Mohawk’s Cycles est le distributeur, pour la France, des marques: Pivot Cycles, Enve Composites, WTB, 3T, Parlee, Open, Panzer, Chris King, Cane Creek, EECycleWorks, Praxis, THM, Trust Performance, DMR, ESIgrips, Moots, Orange Seal, Arundel, Alpina, Ass savers, Fidlock, BikeYoke, Indian Shield, WD-40, K-Edge, Velo Orange, Velosophe.

Pilatrack 2019 // Une Super Course Avec Les Copains

Vu que j’avais adoré l’édition 2018 du Pilatrack, il fallait que j’y retourne en 2019 ! Alors quand Christophe a créé une discussion rassemblant tous les copains et les gens du club pour voir comment s’organiser ce week-end, j’ai décidé de rassembler tout le monde dans le même domaine, celui de La Barollière, que certains connaissaient depuis plusieurs années. Et la sauce a bien prise ! Qu’est ce qu’on s’est marré !


Samedi, pour la séance de reconnaissances, JDidier, Romain, François et moi avons été rejoint par Nicolas et DS Gonçalo qui étaient descendus la veille de région parisienne. Et puis il faut souligner que Didier participait à sa première course d’enduro… P’tain, on l’a tous « travaillé » pour qu’enfin il tente le truc ! Alors il fallait que ça lui plaise ! Et puis il fallait aussi que ça plaise à Bouba parce que quand il est venu chez moi à Valloire, il a détesté, et quand il est venu participer à la Mountain Of Hell sur mes conseils, il a détesté… Alors là, je lui ai même remonté son VTT pendant la liaison de la 2 le samedi, avant qu’il ne me pète une pile !


Samedi matin, on a donc reconnu une grosse moitié de la manche finale (« la poursuite »), notamment le gros pédalage histoire de montrer à Bouba qu’il allait falloir faire péter son physique avantageux le lendemain. Puis à midi on a été rejoint par les jeunes du César Bike avec Jean-michel et Guillaume. Et puis il y avait aussi l’équipe des « Gardéchois », Florent, Sté Lian, Benji … Bon, ça faisait beaucoup trop de monde pour parvenir à rouler tous ensembles alors on s’est un peu séparés, puis recroisés, puis re-séparés… etc
Dans l’après-midi, on a réussi à reconnaitre les 3 spéciales du dimanche matin.


La Spé 1 reprenait le circuit de la version 2018, sauf pour le départ puisqu’il fallait passer dans la grande prairie de « la poursuite ». Cette spéciale, toute mouillée en 2018, était sèche samedi et je l’adore. Elle ne descend pas trop et son tracé est rapide et ludique ! La terre du Pilat, c’est un genre de litière qui accroche, c’est génial de rouler sur ce sol !
La Spéciale 2 est différente, plus pentue en haut et avec quelques cailloux cachés dans « la litière », elle est un peu plus technique et il faut jouer du frein. Il y a aussi une petite relance, rien de méchant… J’aime moins, mais les copains adorent ! Dans les parties inclinées, je roule derrière Bouba qui met une pression terrible à Jean-michel en imitant la sirène de la voiture balai du Tour de France… MDR Mais quand il est derrière Didier et Romain, je vois bien qu’il les suit !
La Spéciale 3, c’est un peu un mix de la 1 et de la 2. Un peu de pente mais un circuit assez lisse et rapide qui serpente entre les sapins, quelques passages techniques, et encore une fois cette terre incroyable ! Quel plaisir de rouler là !
Fin de journée, on boit une bière au Patio où on récupère nos plaques… On rentre à la Barollière, on lave/prépare vite fait les vélos pour le lendemain et c’est parti pour une soirée mémorable avec Didier et Bouba arrosé de Château de Trinquevedel, le vin produit par Guillaume.


Couchés à 23h, un groupe en séminaire fait la fiesta en dessous de nous sur des sons des années 80’… Impossible de fermer l’œil… Dég !
6h30, le téléphone de Goula nous réveille…
Faut y aller ! Il a légèrement plu ici, en bas.
7h30, on charge les vélos dans les camions et nous dans les bus.
9h20, bon bah finalement, on part tous quand on veut (sous une pluie fine)… Du coup je pars derrière les avions de mon groupe, Benji devant moi.
L’herbe de la prairie du départ est gorgée d’eau, surtout qu’il bruine. Je n’ai même pas mis le masque ! Dans la forêt, c’est plutôt sec. il n’a pas plu beaucoup. Cette spéciale 1, c’est le rêve ! Même en roulant comme une bille (comme moi), tu as l’impression d’avionner ! C’est fluide, ça va vite, c’est génial ! Je passe la ligne à la 163è position (sur 277 au départ) sans m’être fait doubler et sans avoir doublé !


On monte la liaison vers la Spé 2 en poussant les vélos et on attend un moment avant notre départ. Didier raconte conneries sur conneries… Trop bon !
Départ de la Spé 2. Je ferme le groupe. P’tain, le haut est mouillé et je zippe sur tous les cailloux, dans les dévers. Je ne m’en sors pas. Je crois que je me fais doubler par 6 gars en tout (on partait toutes les 6s) sur la partie haute (et sans en gêner un seul !)… J’ai peur quand ça glisse comme ça ! Puis en dessous, quand ça penche moins et que c’est plus sec, je ne me fais plus doubler (sauf sur le chemin de 4×4 par Laurent). Je passe la ligne à la 209è place… Pffff, quel nul !


Dans la liaison qui nous amène vers la Spé 3, on fait un petit stop au ravitaillement. Comme l’année dernière, je fais de la maçonnerie dans ma bouche avec les bonbons Haribo. J’empile tout ce que je peux et je colmate avec du Coca ! Il me faut de l’énergie ! LOL
Départ de la Spé 3, tout se passe bien ! Didier, parti 2 gars derrière moi me rattrape vite et je le laisse passer dans un inter pour ne pas le gêner. Je saute la marche puis François me double dans la partie la plus technique quelques virages avant l’arrivée, où je prenais l’échappatoire. Je ne m’en suis pas si mal sorti… 190è… Bof !


A midi, une bonne plâtrée de Paëlla et une salade de fruit et on remonte tous pour « la poursuite ». Dans ce format, on repartira tous en fonction de son classement du matin. En gros, tu pars avec l’écart qui te sépare des autres. Quand tu doubles, tu gagnes une place…
Bouba a roulé super fort le matin et j’avais bien vu, la veille, qu’il envoyait. Il est 70è juste derrière Didier… Impressionnant ! Gonçalo est 55è et Manuel, un autre parisien descendu pour la journée, est 63è ! François est 109è. Goula est 21è…
Je sais que je vais reprendre des places sur le pédalage, mais pas assez pour revenir sur le Bouba qui a creusé un gros écart !
Pas grave ! Je prends le départ et dans l’herbe je double un concurrent parti devant. Une fois dans la forêt, c’est mission impossible. Je ne peux doubler personne et je me fais bouchonner, et je bouchonne aussi quelques gars sur la monotrace. On est tous dans la même galère !
Arrivé dans la grande relance, je gère la première partie en single puis quand ça s’ouvre, c’est parti ! Je double 17 gars et je fais l’aspi avec un autre concurrent… Mais je n’en doublerai pas 25-30 comme l’an passé, parce que cette fois, les gars qui sont avec moi sont de mon niveau !
Je reviens sur Guillaume à l’entrée du dernier bois. Il est 2 places devant et dans un des derniers virages de la course, il passe son dérailleur dans la roue arrière. J’ai les boules pour lui. Je le double alors qu’il s’arrête pour regarder ce qui se passe et je termine à la 160è place (lui est 161è).


Booooh, ça me va bien ! C’est 25 places de plus que l’an passé, mais vu le bazar de chronos de l’année dernière, c’est sûrement plus mon niveau !
Romain termine 20è, Stélian 21è, Benji 27è avec un amortisseur cassé depuis la Spéciale 3, Manu 51è, François 81è, Didier 82è, Flo 128è, Bouba 130è, Gonçalo 208è (crevaison de l’avant au milieu du parcours), Jean-michel 233è.
Le Pilatrack 2020, j’y retournerai, assurément ! Et je sais que les copains aussi !


Un grand merci à Ompi Riding pour cette course magnifique qui fait désormais des références parmi toutes celles que je connais, pour ses tracés et son organisation !

Voila ce que ça donnait le samedi pendant les reconnaissances du Pilatrack 2019, avec Nicolas, Gonçalo, François, Romain, JD, Jean-michel… Des spéciales exceptionnelles, une terre incroyable, des potes, du beau temps, le paradis ! C’est pour ça que je fais du VTT !

Après ma caméra embarquée de la journée de reconnaissances du samedi sur le Pilatrack, voila un petit montage de ma spéciale 1.
Désolé pour la respiration de gros bœuf !
On aperçoit les copains, avant et après la manche, Nicolas, Gonçalo, Goula, JD, Manuel, Sté Lian, Benjamin

Je l’ai dit le soir-même, je me suis fait enrhumer 7 fois sur la 2è spéciale du Pilatrack. Après une première spéciale vraiment cool où je n’ai doublé/gêné personne, et bien là, ça a remis les pendules à l’heure… Mais j’assume bien, j’ai pas coupé au montage !

Ça glissait sur le haut, je suis parti avec les freins mouillé…. Pfff, à quoi bon chercher une excuses.
Au moins, j’ai filmé du monde, notamment le vainqueur Master EPHAD Laurent Meunier avec sa cape ! (Plus de 20 ans que je choppe une angine chaque fois qu’il part derrière moi sur les courses)… Et puis je crois que je n’ai pas embêté les pilotes plus rapides que moi.

Bon ok, j’ai été très mauvais dans la Spéciale 2 du Pilatrack, mais je me suis un peu rattrapé dans la 3, et j’attendais la 4, la longue « Poursuite », vu que je savais que dans les pédalages, je remonterai !
Voila donc la Spéciale 3 ou seuls JD et François m’ont doublés, partis 14s et 21s derrière moi (le gars de derrière, à 7s, ne m’a pas rattrapé).
Cette Spéciale 3, c’est le top ! Elle manque un peu de largeur sur le haut mais sur les 2/3, le tracé est dément !
On aperçoit aussi Nicolas au départ.

Suite aux 3 spéciales du matin sur la Pilatrack, tu repars après manger en fonction de ton temps cumulé en mode « poursuite » pour un long circuit de près de 1000m de dénivelé.
Vu que j’ai été à mon niveau sur la 1 (162è), mauvais sur la 2 (209è) et très moyen sur la 3 (190è), je pointais à la 185è place au départ de la 4… Alors il ne me tardait qu’une chose: les portions de pédalages pour me refaire un peu ! Parce qu’il faut l’avouer: en descente, c’est mission impossible pour doubler ! D’ailleurs moi, lorsque je me fais bouchonner, je ne laisse pas passer ceux de derrière ! Mais si c’est moi le bouchon, je laisse passer ! Logique non ?
Je dis ça parce que j’ai laissé plein de commentaires assez parlants à ce sujet dans cette vidéo.
Bilan… J’ai gagné 25 places et je me suis fait doubler une fois dans un pédalage et j’ai laissé passer un pilote avant l’arrivée vu que je le bouchonnais.
(Avant l’arrivée, je croyais qu’il y avait quelqu’un derrière moi… mais non, je parlais tout seul en fait)

Je finis donc 160è… C’est pas bien brillant ! Mais je me suis sacrément amusé !
J’ai entendu quelques « vas-y Tchouk ! » le long du parcours… Merci !

De belles images de DH VTT