Tous les articles par Julien Vendries

Confinement

En cette période de coronavirus et après quelques jours de confinement, on se décide enfin, avec mon fils Éloy, à construire un petit pumptrack dans le jardin histoire de passer du temps dehors, ensemble, et avec l’objectif de faire un peu de vélo à la fin.
Au final, après une quinzaine d’heures de travail (5 fin d’après-midis après le travail scolaire), notre pumptrack est roulable et c’est après quelques petits ajustements (espaces entre les bosses, forme et hauteur des bosses…) qu’il devient même roulable dans les deux sens, chose compliquée au départ puisque le terrain est en pente.

Pour ceux qui ne le savent pas, un pumptrack est une piste où, une fois entré dessus avec un peu d’élan, la conservation de la vitesse, voire le gain de vitesse, se fait en pompant sur le vélo, avec les bras et les jambes. Le but est de ne pas pédaler et de profiter de l’accélération donnée par l’enroulage des bosses pour enchainer les tours… C’est assez physique mais la sensation est intéressante !

Le tracé devait être simple et court, tout en évitant les arbres et les deux grosses souches de pins arrachées par le mistral l’an dernier.


Après cette construction, l’idée était de faire une petite vidéo avec mon fils de 12 ans à la caméra histoire de l’initier à la prise de vues et au montage vidéo. Il sait maintenant configurer mon boitier Panasonic GH5 pour filmer de façon classique ou en slowmotion, il sait se servir du zoom, fixer les zones de mise au point…
Il a donc réalisé 95% des plans et fait une colorimétrie basique sur Adobe Première Pro CC, ainsi que le découpage et l’animation des logos (modification de l’échelle dans le plan, rotations horizontale et verticale), et j’ai fait le montage principal.


Voila le résultat… A vous de vous lancer dans votre jardin ! Et restez à la maison ! Il me tarde que tout ça se termine !

Je tiens à m’excuser auprès de l’ADJCC (Association de Défense des Jardins Coupés au Carré) mais nous sommes en guerre, alors les jardins peuvent se faire retourner pour le bien de tous !!!

Coupe d’Occitanie 2020 // On commence en trombe à la Grand Combe

Il passe la dernière « double » du parcours en « triple », ses pneus touchent à peine le plat suivant, comme une caresse sur le sol bien tassé, sans bruit, puis il s’envole sur le dernier gap avant la table d’arrivée…
« C’est qui ce Cadet ?! »
Julien Piccolo me répond: « c’est Loïc Martin, un jeune du club, un avion ».
Tu m’étonnes ! A 16-17 ans, il vient de prendre le scratch sur la piste de la Grand Combe face à des pilotes qui tournent en Coupe du Monde depuis plusieurs saisons pour certains. C’est dingue !


Heureusement (si je peux dire), les « costauds » de la Coupe du Monde lui passent quand même devant, mais pas plus que les doigts d’une main !
Il y a une génération de jeunes pilotes français époustouflante qui va débarquer dans quelques temps, et ça va encore faire mal au plus haut niveau mondial ! Ce Loïc Martin est incroyable ! Mais en Minimes, le p’tit Vincent Jouvenal ou les frères Alran , et aussi le p’tit Pierre Ollier, ils sont malades !
(C’est dommage, il manquait Lucas Lagneau sur la course)

J’aurais pu commencer cet article en parlant de la course de LGC, de son organisation, mais j’avoue que je suis revenu à la maison épaté par le spectacle des meilleurs pilotes français (mondiaux !) qui étaient là, mais aussi par ces « gamins » qui ne ratent pas une seconde pour rouler, s’envoler, drifter… 13-14-15-16 ans et déjà des « machines », sans être spécialement poussés par des parents tyrans et à côté de la plaque. J’aime !

Pour la première manche de la Coupe d’Occitanie 2020, La Grand Combe était encore la course d’ouverture (pour la seconde année) et malgré des inscriptions tardives, ce sont 219 pilotes qui ont fait le déplacement depuis toute la région et bien plus. Peut-être aidée par le report de la DH de Blausasc (06) pour cause de Coronavirus; sûrement favorisée par la super météo du week-end, cela faisait du bien de voir autant de monde sur cette piste si célèbre !
Tous les hivers, les meilleurs pilotes mondiaux viennent s’y entrainer avec leurs équipes, tester du matériel, des prototypes, et de nombreux clubs et groupes s’y rendent pour rouler. Alors il est quand même attendu que cette course fasse un bon score de fréquentation… Même si elle nécessite un bon bagage technique !
Quoique…
Cette année, le tracé principal n’avait pas été spécialement modifié, mais les échappatoires avaient été aménagés pour les rendre plus faciles, moins pénalisants, dans un esprit « course régionale ». Un bon point pour « la masse ».


Petite anecdote dont certains se sont aperçus: l’échappatoire de la double avant la DFCI (après le step-up) était plus rapide que le saut, n’est-ce pas Loris Vergier ?
Tiens, puisque je parle de lui, à 10 jours de l’ouverture de la Coupe du Monde à Lousa au Portugal, Loris Vergier (Santa Cruz Syndicate) avait fait le déplacement à LGC pour finir sa préparation. Et n’a bien-sûr pas été le seul à avoir cette idée: Hugo Frixtalon (Commençal 100%) était là avec son pote Mattéo Iniguez (TTC), Dylan Levesque (Team X1 Racing) était présent, ainsi que Rudy Cabirou (The Brigade), Louis Gaillet (Scott DH Factory), Romain Paulhan (qui ne roule plus en Coupe du Monde de DH mais qui avait remporté la super finale l’an dernier), Christopher Ström (un Junior Finlandais), Elliot Vallon (VVR), Antoine Rogge (US Cagnes), Julien Piccolo (Team X1 racing) ou encore le local Anthony Chirossel (Lachtouteam Race)…
Du côté des filles, seule Léona Pierrini (FRC VTT) roulait dans la catégorie des « grandes »… Et elle a presque tout sauté !
« Sauter », le verbe est lâché ! La piste de La Grand Combe, c’est avant tout un tracé aérien où certains passent presque plus de temps en l’air que les roues par terre. Des sauts, il y en a du début à la fin ! Des gaps, un roadgap, des marches, un step-up, un rivergap, et surtout plein de doubles ! Néanmoins, je pense que l’essentiel des écarts de temps entre les pilotes se fait sur le physique et sur les quelques secteurs « naturels »: les 2 sections de pierriers.


Il faut aussi avouer une chose, c’est qu’il y avait beaucoup moins de poussière (de chaleur) que l’an dernier et le sol était moins « volatile ». Mais à LGC, on conserve toujours la sensation de rouler sur un fil. Le sol granuleux est dur en dessous et le décrochage n’est jamais très loin. Il faut sans cesse arrondir ses trajectoires pour conserver sa vitesse. Alors même si les longues parties « motocross » sont finalement assez évidentes en termes de trajectoires, les meilleurs font quand même preuve d’une grande maitrise de la prise d’angle et de la glisse.

Après la première manche et la « surprise Loïc Martin » (énoncée plus haut) qui a prit le Scratch dés le passage des Cadets et qui terminera 6è, c’est Loris Vergier qui s’impose d’une seconde et demi sur Frixfrix, suivi de Dylan Levesque, Rudy Cabirou et Romain Paulhan.
Loïc Martin est donc 6è, Elliot Vallon est 7è, Antoine Rogge est 8è, Louis Gaillet est 9è et Mattéo Iniguez est 10è.
Chez les filles, Léona Pierrini est 99è scratch, et elle fait ouvrir les yeux en grand à tout ceux qui la voient sauter le roadgap… Et elle n’est que « Junior ».


A midi, on engouffre un bon gros gueuleton à la buvette de l’organisation, puis on remonte pour la seconde manche, avec l’impression d’avoir un parpaing dans le bide ! Hahaha De la bonne diététique de course !



La course est relancée et chez les Minimes, (que je ne peux pas prendre en photo puisque je roule juste après eux), Vincent Jouvenal (AC Bollène) s’impose et affiche un grand sourire. Pierre Ollier (VC Lodève) est second et je pense que c’est une très belle performance car il finit devant Till et Max Alran (Team X1 Racing) qui pointent habituellement en haut des podiums… Cette génération va tout casser dans quelques années !

En Master 50, il n’y avait que 3 participants (dommage pur les absents !) et c’est Fred Peltrault (Lourdes VTT) qui remporte discrètement la catégorie suivi par Jean-Michel Deluen (César Bike) et Patrice Afflatet qui se verra remettre un Trophée d’Honneur pour son implication dans la DH régionale.

Le Pat’ !

En Master 40, impossible de détrôner Robert Julien (Lachtouteam Race) de la plus haute marche du podium ! Il est à la maison, certes ! Mais il n’a quasiment pas fait de reconnaissances et organiser/rouler en course, c’est juste l’enfer ! Alors bravo ! Mikaël Rubi (OCP) est 2è à 10s et Jao Filipe Cerqueira (CA Peymeinade) est 3è à 23s.

En Master 30, Romain Goulesque (VVR) et Olivier Nicole (Freeman Team) sont dans la même seconde mais c’est « Goula » qui conserve une avance de 0,2s. Romain Mazure (Lourdes VTT) est 3è.

En Cadets, Loïc Martin (4X Combes) écrase la concurrence… Quoique Thomas Ollier (VC Lodève) progresse encore et termine à 5s, suivi par Hugo Marini (US Cagnes).

En Juniors, avec des places extrêmement serrées au Scratch, Christopher Ström (le finlandais) remporte la course avec 0,4s d’avance sur Louis Gaillet (Scott DH Factory) et 1,4s sur Antoine Rogge (US Cagnes) et surtout, en ayant passé la ligne après un gros coup de catapulte sur la dernière table ! Il s’en sort vraiment bien vu le vol qu’il s’est mit ! Quelle roulade ! (La vidéo est là)
Petite pensée pour Enzo Bernad (Freeman Team) qui s’est fracassé sur cette table… En espérant que ça va ?

Christopher Ström

Chez les Dames, la Junior Léona Pierrini (FRC VTT Saint-Vallier) remporte donc facilement la course (103è Scratch) devant les Cadettes Claire Chabbert (Roc Evasion) et Satine Baurens (VC Védasien)

Au Scratch, et en Sénior pour le podium, la bataille a donc été rude et il y a eu quelques changements de positions…
Au terme de son second run, Loris Vergier (Santa Cruz Syndicate) passe la ligne en seconde position derrière Dylan Levesque (Team X1 Racing) mais dans ce format « coupe », c’est grâce à son temps du matin qu’il conserve la 1ère place. Il s’impose de 0,15s devant Dylan qui passe second et Hugo Frixtalon (Commençal 100% est 3è). Le désormais « enduriste » Romain Paulhan, sur son Bronson DHisé (avec une Boxxer) est 4è à 2,6s. Rudy Cabirou (The Brigade) est 5è, Loïc Martin (4X Combes) est 6è, Mattéo Iniguez (TTC) est 7è, Christopher Ström est 8è, Louis Gaillet (Scott DH Factory) est 9è et Elliot Vallon (VVR) est 10è.

Lien vers LE CLASSEMENT GÉNÉRAL
Lien vers LE CLASSEMENT PAR CATÉGORIES

Cette DH de La Grand Combe était donc une vraie belle réussite ! Et pas seulement aux avant-postes du classement ! Malgré les 2 groupes de reconnaissances du samedi (sûrement pour des raisons de sécurité, vu les sauts et les différences de vitesse), j’ai moi-même pu faire 7 descentes, puis 2 lors de la séance de reconnaissances du dimanche avant les runs.
Vu le froid et le manque de lumière pour faire des photos, je ne suis pas resté au Whip-Off mais je sais qu’il s’est bien passé !
Quel reproche pourrait-on faire ? Franchement, je ne sais pas ! Cette piste est « compliquée », « engagée » (de par ses sauts) pour une manche régionale, mais finalement, même en enroulant tout, on se fait plaisir. Je me suis fait plaisir ! C’est l’essentiel !
Et puis l’ambiance est toujours sympa là-bas !


Bravo au Club VTT Lachtouteam CVN qui, cette année, a encore fait progresser son organisation d’un cran. Et qui, j’en suis sûr, nous réserve déjà des surprises pour 2021 !

D’ailleurs, pour terminer sur le plaisir, je remercie les organisateurs pour ce Trophée d’Honneur (on va l’appeler comme ça) qui m’a été remis pour la pub que je fais pour la DH régionale. Merci ! C’était totalement inattendu, et appréciable !

On se retrouve dans un gros mois à Laudun (30) pour le Championnat d’Occitanie 2020 sur la piste du Camp de César (et la seconde manche de la coupe) qui nous manque depuis 2017… On croise les doigts pour que tout se passe bien d’ici-là.

Lien vers l’inscription.

Voila l’ensemble de mes photos de ce week-end… Il y en a plus de 400…
Clic droit dessus —> afficher l’image —> enregistrez sous
Celles qui sont au format 16/9 sont « cropéées » dans l’aperçu, il faut donc les afficher pour les voir en totalité. Celles qui sont en format 3/4 ne sont pas découpées dans l’aperçu.
Et si vous partagez mes images sur facebook ou Insta, j’apprécierai que vous mettiez le lien vers mon blog en description: www.tchouktv.fr

Le 4 Seasons Bikepark de Nyons (26)

Voila maintenant un peu plus de 2 mois que je m’occupe des réseaux sociaux du bikepark de Nyons, le 4 Seasons Bikepark (page Insta)

J’en avais déjà parlé mais il y a un peu plus de deux ans, les gars de l’association les Tontons Riders ont décidé d’arrêter l’organisation de la Digue Jam, une journée habituellement programmée fin juin au niveau du skatepark/champ de bosses de la digue à Nyons, où avait lieu un contest de BMX/Roller/Skate plus un concert et des rotations en DH sur la montagne de Garde Grosse qui surplombe la ville.

Cette organisation était devenue très chronophage pour eux et elle ne durait… Qu’un week-end !

Dans ces conditions, David Del Barco a eu envie de tenter un nouveau projet avec ses amis: créer un vrai bikepark sur Nyons.

Montant un dossier, obtenant une subvention de la mairie, les autorisations de passages de la part des propriétaires, David s’est lancé dans la construction des pistes, avec l’aide de pas mal de passionnés/bénévoles locaux.
A l’heure actuelle, il y a deux pistes de DH au format bikepark (tracées avec la mini-pelle). Une bleue et une rouge aux profils très rapides, avec beaucoup de sauts, de gros appuis relevés, sur un dénivelé de 480m (départs et arrivées communs)

Il y a aussi deux tracés d’enduro qui sont en fait des pistes piochées d’en haut jusqu’en bas dans la grosse pente. Plaquettes en bon état obligatoires ! Leurs départs et arrivées sont là aussi communs avec les pistes de DH.

Je suis allé aider quelques fois à ratisser/shapper mais le volume de travail réalisé par les nyonsais est incroyable ! De plus, la motivation de David et ses amis pour voir évoluer le bikepark est sans limite ! Bientôt, d’autres lignes vont sortir de terre !

Voila quelques images embarquées de Gaëtan Ravoux, un des gars qui a le plus travaillé sur les pistes après David, et qui roule très fort !

Vidéo embarquée de la PISTE BLEUE:

Vidéo embarquée de la PISTE ROUGE:

Pour le plaisir, voila une autre version de la vidéo embarquée de la PISTE ROUGE, mais en chest/harnais (l’impression de vitesse est dingue !)

Randonnée de Mérindol (84)

La rando de Mérindol (84), c’était un réveil bien trop tôt pour un dimanche matin (5h45) pour faire 1h15 de route, 4 potes qui se retrouvent au départ à 8h00…

… et qui arrivent complètement éparpillés (1er François, puis 30 minutes après Rom puis 30 minutes après, moi, puis 15 minutes après Ben… Et aucun n’a fait le même nombre de kilomètres/dénivelé ), un circuit GÉNIAL (!!!), des descentes EXCEPTIONNELLES, un décor MAGNIFIQUE (le Massif du Lubéron), un nombre de ravitaillements incroyable, une bière à l’arrivée, des amis croisés sur tout le circuit, du brouillard froid à 8h mais un ciel bleu et de la chaleur au bout de 2h de ride…


J’allais là-bas pour faire le grand circuit, 61km et 2400 de D+ et j’ai bien géré le truc ! Pas trop vite, j’ai marché dans certaines montées mais à une bonne allure, parfois en doublant des VTTistes sur le vélo #GrandesPattes, je me suis bien alimenté pour éviter les crampes tout le long. C’est pas passé loin, mais je les ai évitées ! Il y a quelques temps encore, je me cognais des crampes royales ! Tu sais la crampe au quadriceps, que tu arrêtes en pliant la jambe pour t’étirer, mais malheureusement, quand tu plies, ça déclenche une crampe derrière, aux ischio-jambiers, donc tu retends la jambe et ça recommence devant…etc. Une fois, ça me l’a fait des deux côtés ! Ça semble fini tout ça !
Bref, j’ai passé 7h sur le vélo (en comptant les ravitaillements) en rejoignant Yann et Jerome sur les derniers 10km et… Je recommencerai !

Service 100h sur ma tige de selle BikeYoke Revive

A mon avis, j’en étais à bien plus de 100h d’utilisation mais elle commençait à « accrocher » un peu, alors il était temps !
Franchement, c’est très simple ! Tout est expliqué ici dans ce tuto et tu n’as besoin que d’outils assez basiques (2 clés plates et une pince circlips)
Le petit « dropper service kit » s’achète chez un bouclard Mohawk’s Cycles ou directement sur le site bikeyoke.de pour une vingtaine d’euros.