Ma DH de Millau 2026

Je suis rentré complètement crevé !

Vendredi après la journée de cours, je rentre et je saute dans le camion déjà chargé la veille… 4h de route plus tard (puisque je préfère traverser par la montagne via Bagnols, Alès, Saint-Hyppolite, Ganges, Saint-Maurice de Navacelles), j’arrive à Millau vers 21h. Je m’installe dans le paddock, je mange ma salade de lentilles/lardons fumés et c’est parti pour une nuit saucissonné dans les duvets par -3°c (sans chauffage).

Samedi matin, réveil difficile à 7h. Pas simple de sortir du plumard dans ce froid ambiant…

Après un petit caca des bois, je monte vite dans la première navette. Cette année, je n’ai pas pu reconnaitre la piste à pieds, ni venir rouler hors course, alors je ne perds pas de temps.

Ça caille en haut avec le vent !

Dans la matinée, je fais 3 descentes de reconnaissances puisque je parviens aussi à prendre une des dernières navettes du Groupe B qui a été un peu décalé vu que ça a crashé sévère en bas de la piste.

Au cours de ces 3 descentes, et surtout pendant l’attente des remontées et des départs, je retrouve la famille de la DH occitane et auvergnate: les anciens qui racontent des conneries (notamment Ivan, Romain), les plus jeunes qui me vouvoient, ceux qui débutent et sont déjà en stress pour leur première course… etc Que c’est bon cette ambiance !

Mais putain, ça caille en haut !

Quand c’est au tour du Groupe A, je jette le Phoenix dans le camion et je passe au micro avec @thibaud_ambianceur Lui c’est le pro, moi, je suis là pour parler des pilotes que je connais, de leurs palmarès, et raconter quelques anecdotes.

Le plateau de pilotes du Groupe A est dément ! Loris Vergier, Myriam Nicole, les frères Alran, Lisa Bouladou, Marine Cabirou, Henri Kiefer, Loïc Martin, Johan Garcin… etc J’ai plein de choses à raconter, sans parler des pilotes régionaux que je connais pas trop mal aussi ! Pendant un arrêt de course je fais une interview de Patrice Afflatet, il est tellement intéressant et encore plus passionné que moi ! Sans parler de son implication…

Je me prends 10 minutes pour manger avant de rattaquer ma 2è séance de recos du Groupe B.

Dans l’après-midi, je fais 5 descentes, donc 8 au total sur la journée. C’est trop cool ! Et alors ce Pivot Cycles Phoenix, quel régal ! Il ne fait pas un bruit ! Je n’ai pas beaucoup roulé en DH avant la course, seulement 2 demi-journées, et je finis encore de régler la fourche Öhlins. Je pense à plein de trucs quand je roule, mes traj’, mes réglages, ce que je dois raconter au micro… etc Quand dans la 3è descente de l’après-midi, j’arrive plein fer sur le roadgap en m’imaginant qu’il s’agit de la table suivante, celle avec le plateau en bois entre les bosses de terres, j’arrive sur l’appel et je ne reconnais pas le saut. Écran bleu…

Je pile mais je vais trop vite, je plonge sur le chemin de 4×4 et me prépare à l’OTB. Je me dis que je vais taper la tête première dans le matelas bleu qui précède la réception. Mais non, la fourche claque et me renvoie vers le haut et en arrière. Je roule sur le matelas et remonte la bosse de réception. Je m’arrête dessus. Quand je me retourne, la signaleuse se tient la tête avec les 2 mains derrière le crâne. Je n’ai rien, je suis sain et sauf. Un putain de sketch ! Je dois être le seul pilote qui est passé ainsi ?!

Petite trace dans le slip…

Ça m’a poussé à bien me concentrer ensuite !

Après ma dernière descente de reco de samedi, je traverse le paddock et tant que je suis chaud, je me cale derrière le camion pour me prendre une douche froide (puisque je n’ai pas d’eau chaude). C’est quand même bon de finir la journée propre, surtout en mode vanlife haha

En fin d’après-midi, la DH Kids est terminée et je retourne au micro avec Thibaud pendant la séance du Groupe A. C’est là qu’on apprend que Maël Denis a tapé un chevreuil en haut de la piste, et qu’il est prêt à aller au congélateur (l’animal hein)

Dans la soirée, apéro avec Gonz DS que je n’avais pas vu depuis un moment puis salade de lentilles/lardons fumés pour enchainer avec le Tchouk dodo double-duvets.

Dimanche matin, changement d’heure, il fait nuit à 7h… L’enfer !

Je monte faire mon unique reco d’échauffement du matin et arrivé en haut, le vent froid est horrible ! L’organisation avance le départ de 2 virages pour éviter une table où les jeunes se crashent.

Je fais ma descente pépouze et arrivé en bas, Thibaud me demande de faire le topo de la piste au micro pour tout le monde.

Mais moi, je dois me presser de remonter parce que je suis parmi les premiers à partir. Je suis un vieux moi hoooo haha

L’attente pour le départ de cette manche est terrible. On se cache derrière une voiture avec les masters, pour tenter de limiter la fraicheur du vent. Je crois que je n’ai jamais pris un départ aussi froid, sauf peut-être sur le glacier de la Mountain Of Hell aux 2 Alpes en 2007 avant le réchauffement climatique ? C’est dire !

Je ne roule pas bien vite dans mon run, et je ne prends pas de risques.

En bas, je passe la ligne et je reviens direct pour prendre le micro. Ce n’est pas facile à gérer pour Thibaud et moi, parce qu’il y a pas mal d’arrêts de courses. Des gens nous demandent ce qu’il se passe mais on n’a pas de radio, on ne sait pas tout, on ne peut pas toujours répondre. Mais en tous cas, quand ça roule, je trouve qu’on se complète bien et quand les meilleurs passent, c’est le feu ! C’est du pur plaisir de commenter une telle épreuve !

En plus, il y a vraiment pas mal de monde et ça répond de temps en temps, avec des applaudissements, des encouragements, ça interagit. C’est cool !

Fin de la première manche, Till et Marine sont devant, j’ai mangé un quignon de pain et une demie-saucisse. Je passe au camion, je bois une demi-bouteille de Coca et je remonte pour mon run final avec Patrice. J’adore passer du temps avec ce type ! Il est toujours positif. Comment fait-il ?

Au sommet, on a de l’attente, il y a un peu de retard, et il y a toujours ce vent froid… Mais c’est la dernière fois que je me le tape ce week-end alors ça va !

Je prends mon départ avec un seul objectif: arriver en bas entier pour pouvoir reprendre le micro !

Run safe, 2s de plus que le matin… N’importe quoi !

Je passe la ligne, je jette le Phoenix dans le camion et je reviens au micro.

Les runs de finale s’enchainent bien. On a très peu d’arrêts de course, mais tellement de retard à cause de ce qui s’est passé le matin. Je commence à être vraiment fatigué, mais il y a de l’adrénaline avec les pilotes qui enchainent les passages, et les temps qui ne cessent de tomber. Myriam fait 2’20 », Marine lui colle 4″ et Lisa passe devant pour 1″… Baaaawww, quelle performance ! Surtout quand on regarde les gars qui roulent dans ces temps !

Et c’est pareil chez les hommes, Till prend le hotseat, puis Loris, puis Henri, et finalement Max perd du temps par rapport au matin. Un sacré dénouement !

GÉ-NI-AL !

Ensuite, vu l’heure, on enchaine vite les podiums avec Thibaud. Il fait ceux de la course, moi je fais les podiums régionaux. C’est la fête !

19h15, la course est enfin finie et je prends la route. Je suis rentré à 23h chez moi… Quel week-end !

Merci aux organisateurs de la DH de MILLAU 2026, le Cso Millau, Rudy Cabirou, Dylan Levesque, Paul Gayral Enduro Session, Enduro Session, Ben Gerard et aux amis qui me permettent de rouler comme un pro alors que je ne suis qu’un poireau: Mohawk’s Cycles, X1 Racing Suspension

On se voit là-bas en 2027 !

Merci à Chris, Will et @alicixnl_photo pour les images